Esprit
Exigeant, passionné, émotif, Jacques Faussat, chef étoilé depuis 2004 (1 étoile au Michelin), originaire du Gers, cultive les contrastes. La cuisine de Jacques Faussat glisse entre les cultures, entre goût pour le terroir et désir esthétique nippon. Il vous embarque en douceur, mais c’est une lame de fond. Une plongée en sensations profondes, jamais brutales, le plus souvent jouissives.
Ce gascon attaché aux valeurs de la terre et du travail est un sensible. Il vous propose une expérience gastronomique tout en délicatesse et parle de sa cuisine comme on parle d’amour.
Cuisiner comme on aime une femme, telle est la promesse de Jacques Faussat.
Jacques Faussat est un langoureux, et son gâteau de foie gras en est la preuve. Ceux qui le connaissent diront que son inspiration provient autant de son terroir natal que de ses rêves de femmes. Goûter son soufflé à la pêche est comme une longue étreinte, Jacques Faussat est passé maître dans l’art de la séduction culinaire, c’est sa manière de transmettre.
Parfois fougueux, généralement voluptueux, souvent passionnés, les mets qu’il vous propose sont autant de baisers qui vous transportent. Ce chef est plus bien plus dangereux qu’il en a l’air.
Il est aussi puissant qu’il est doux, il ose les saveurs avec des assaisonnements volontaires, parfois piquants : magrets de canard relevés, le désir est là, rouge et poivré. Quand on le croit fragile, il est fort. Jacques Faussat est un cuisinier qui cultive ses limites. C’est un équilibriste qui chaque jour risque tout.
Dans l’assiette, force et fragilité se côtoient sans cesse. Les équilibres sont là et le plaisir est au rendez-vous. Se rendre chez Jacques Faussat c’est emprunter un passage secret entre émoi intérieur et gastronomie. Chez Jacques Faussat on cuisine le sensible et l’émotion est palpable.
Ce chef-là est un homme à découvrir.
Inspirations
Marier le Sud-Ouest aux parfums d’ailleurs est une évidence. S’inspirer et inventer. Retrouver les saveurs d’origine mais les réinventer. Avec subtilité pour que votre assiette devienne la région que vous ne connaissez pas encore. De ses racines, créer un jardin. Des Côtes d’Armor, lorsqu’il cuisine les coquilles St Jacques d’Erquy, à Sarawak lorsqu’il marie le poivre au chocolat ; des étangs de Sologne d’où provient le gibier à plumes à l’Inde qui relève son magret de canard ; de l’Ile d’Oléron où sont élevées les huîtres, au Gers, sa terre natale, Jacques Faussat voyage !
Appartenir à une terre tout en étant de partout. Puiser hors frontières la lumière de Picasso ou l’expression brute de Soulages, la délicatesse de la dentelle de Séville, aller chercher des palettes colorées pour composer ou créer. Inspirations qui germent dans la ruralité mais grandissent à la ville. Ancrage naturel et sincère dans le terroir, mais besoin de l’énergie de la cité, comme celle de Barcelone, de Marrakech, de Paris ou de Tokyo. Se plonger dans les cultures locales, du marché au musée, partir à la rencontre des gens de la terre et des artisans du goût. Après quelques lectures solitaires, passer du temps à table, se nourrir soi-même des échanges avec les autres et s’imprégner de leur sensibilité.